La sieste au travail: est-ce possible?

Aimée

Il est assez répandu, dans le monde du travail, et surtout chez les gens qui travaillent dans des bureaux, de ressentir un pic de fatigue, voire de la somnolence en cours d’après-midi, symptômes souvent associés au fait d’avoir trop mangé sur l’heure du dîner. Or, il semblerait que cet état fasse partie de notre biorythme et qu’il soit presque inévitable de ressentir l’envie de dormir vers les 14h.

La sieste occasionne de plus en plus de recherches, qui toujours en montrent les bénéfices. Or, elle nous semble rarement compatible avec notre mode de vie. Voici quelques principes pour intégrer la sieste à notre routine.

La durée

On recommande en fait une mini-sieste de 10 à 15 minutes seulement! En effet, dormir plus longtemps nous entraîne dans une phase de sommeil plus profonde et, à ce moment-là, il faut pouvoir bénéficier d’un cycle de sommeil complet, au risque de se retrouver désorienté au réveil. Une courte sieste d’une dizaine de minutes (power nap) est suffisante pour redevenir alerte et fonctionnel pour le reste de l’après-midi. «Contrairement aux siestes plus longues, celles de 10 minutes ne provoquent pas de somnolence post-éveil», peut-on lire dans un article de Passeport santé.

L’idée est de s’installer, de régler une minuterie pour être sûr de se lever (et de ne pas stresser à savoir combien de temps on a passé là).

La position

Justement pour éviter un endormissement trop profond, la position couchée est déconseillée, car elle nous entraîne trop facilement dans les bras de Morphée. Au bureau, vous pouvez donc demeurer assis, ou encore vous appuyer sur votre table de travail. Apportez-vous un coussin si vous le souhaitez.

Comme je travaille de la maison, je peux m’installer «à mi-chemin» entre les positions assise et couchée. Cependant, j’ai de plus en plus tendance à m’allonger, car je ne trouve pas de position confortable pour mon cou autrement.

Le moment et la fréquence

Les études placent autour de 14h la baisse d’énergie que notre corps subit, mais évidemment chaque personne a son rythme propre. Il faut simplement garder à l’esprit que, si votre sieste est trop tardive, elle pourrait influer sur votre capacité à aller au lit le soir. Il est donc préférable de la situer dans la première moitié de l’après-midi.

Faire de la sieste une partie intégrante de sa routine aiderait aussi à en décupler les bénéfices, car la régularité favorise la détente. Plus vous pratiquerez la sieste, plus votre corps y sera conditionné, et plus il en profitera.

Pour ma part, je sais que je dois idéalement faire la sieste avant 14h30, car j’habite en face d’une école primaire et le va-et-vient des parents et enfants commence dès cette heure-là, donc j’entends parler, crier, courir, etc.

IMG_1384Mon expérience

C’est vraiment en m’arrêtant au chiffre de «10 minutes» que je me suis convaincue d’essayer la sieste. J’avais déjà remarqué que, les rares fois où j’avais essayé de dormir dans l’après-midi, soit pendant une demi-heure, une heure ou plus, je me réveillais souvent de mauvaise humeur et l’esprit encore plus engourdi, donc ça me faisait peur.

De plus, dix minutes dans une journée, ce n’est pas un gros sacrifice. Je pense d’ailleurs qu’il faut le voir comme un investissement plutôt que comme une dépense de temps. Dix minutes, c’est une pause que vous prendriez de toute façon. On peut bien éviter de passer dix minutes sur Facebook, ou bien dix minutes à aller s’acheter une collation qu’on ne veut pas vraiment, mais qui nous change les idées. 😉

Oui, mais arrives-tu à dormir?

La question que je me fais le plus souvent poser! Je vous rappelle que le but n’est pas de dormir profondément, mais surtout de somnoler, et que le corps s’y habitue avec le temps. Pour ma part, quand la minuterie sonne, je suis généralement en train de rêver ou de penser des trucs complètement incohérents, alors je vous dirais que oui, j’y arrive! Je ne dors pas durant dix minutes, mais je dors au cours des dix minutes. L’idée, c’est de se détendre, de s’éloigner de l’ordinateur et de penser à autre chose. D’ailleurs, si vous souhaitez intégrer la sieste à votre routine, pensez à ne pas prendre de café ou de thé durant le dîner ou après.

Je commence à avoir de plus en plus hâte à ce moment chaque jour… Dès que je me réveille, en fait, je pense au plaisir que je vais avoir à faire ma sieste plus tard! 😉

J’ai tiré plusieurs des informations que je vous livre ici de l’ouvrage Vivre en santé: ces fausses idées qui nous font du mal, de Dre Alexandra Dalu, qui paraît aux éditions Édito en janvier.

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3 réflexions au sujet de « La sieste au travail: est-ce possible? »

  1. J’ai bien envie d’essayer ce midi parce qu’effectivement vers 14h j’ai un gros coup de barre après avoir déjeuné et je ressens l’envie de dormir. Je ne sais pas comment je vais me caler mais je vais tenter (en espérant que personne ne frappe à mon bureau…). Merci pour les infos !

    1. Moi je ferme le son de l’ordinateur, pour ne pas entendre le bip! de la messagerie, et celui du téléphone. Mais, comme je travaille seule, il y a peu de gens qui frappent à ma porte… Je suis privilégiée en ce qui concerne la sieste! Mercredi, j’étais dans une voiture vers les 14h (garée, bien sûr) et j’ai eu envie de la faire là, mais il faisait beaucoup trop froid ici!!!

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