Cinéma: Une vie fantastique 

Aimée

Lundi dernier, nous avons eu la chance, grâce aux Films Séville, d’assister à l’avant-première du film Une vie fantastique (titre original : Captain Fantastic). Il s’agit de l’histoire de Ben (interprété par Viggo Mortensen), qui vit avec ses six enfants dans le fond de la forêt de l’État de Washington, dans l’ouest américain. Autosuffisants, ils chassent, cultivent, méditent, ont un programme d’entraînement physique digne des cadets et une éducation qui couvre tant la philosophie que la physique quantique. Ils dorment dans un tipi, sans électricité ni technologie. Leur existence est rude, mais dans un sens presque édénique. Jusqu’au moment où ils se voient forcés de se frotter à la civilisation, et surtout à leur famille.

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À un certain moment, l’une des filles adolescentes de Ben amorce la lecture de Lolita et confie à son père que, comme le livre est raconté du point de vue d’Humbert Humbert, elle compatit avec lui et arrive à le comprendre, même si elle le trouve répugnant et juge ses actes immoraux. C’est un peu le même principe ici: le film nous fait éprouver de l’empathie pour Ben, notamment à cause de l’amour manifeste qu’il ressent pour ses enfants. Si ses valeurs sont nobles et que je les partage – justice sociale, harmonie avec la nature, autonomie –, parfois je n’arrivais pas à être d’accord avec ses actes, tant son engagement le pousse parfois à des extrêmes. Le film pose ainsi d’intéressantes questions sur la vie en société, l’engagement en paroles et en actes ainsi que l’éducation des enfants au sens large.

Ce dernier point est d’ailleurs illustré par ses interactions avec sa propre sœur, mère de deux ados quelque peu malpoli et accros aux jeux vidéo (le contraste avec les enfants de Ben en devient presque caricatural). Tandis que ce dernier prône d’aborder sans détour tous les sujets avec les enfants, en termes clairs et directs, celle-ci croit plutôt que les jeunes doivent être «protégés» de réalités plus dures (la mort, le sexe). Cela se traduit chez elle par une tendance à cacher des choses à ses fils, à les atténuer, voire à mentir.

Si, dans sa conclusion, le film semble apporter des pistes de solution, les problématiques qu’il aborde demeurent à mon sens entières et matière à réflexion. Malgré cela, et même si nos mouchoirs nous ont servi à quelques reprises en cours de route, ce n’est pas un film lourd; on ne s’y ennuie pas, notamment grâce à la candeur des personnages et des jeunes comédiens. Personnellement, je vous le recommande!

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2 réflexions au sujet de « Cinéma: Une vie fantastique  »

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