Archives du mot-clé Hygiène féminine

À l’essai: les serviettes Lötus

Aimée

Il y a deux ans déjà (eh oui!), je vous parlais de ma découverte des serviettes hygiéniques de marque Öko Créations. J’ai depuis eu l’occasion d’en essayer de nouvelles, cette fois de la marque Lötus, à base de bambou. Je suis vraiment contente de voir que l’offre de produits hygiéniques écologiques pour les femmes se diversifie, et de belle manière! Je préfère toujours la coupe, mais c’est une belle option quand on ne veut qu’une légère protection au début ou à la fin des règles, pour l’incontinence ou si on se fait un traitement vaginal.

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Les quatre serviettes que j’ai en ma possession. La deuxième à partir de la droite serait considérée comme la «normale». À sa gauche se trouvent une large et la «géante». Au bas de la photo: la pochette imperméable.

Les serviettes Lötus sont minces, extrêmement confortables, et vraiment plus douces que leurs prédécesseures en ratine et en chanvre que j’ai pu essayer. Si vous êtes habituées aux serviettes jetables, vous ne devriez n’y voir que du feu. La doublure imperméable est la plus convaincante qu’il m’ait été donné d’essayer. Fabriquées au Canada, elles sont non toxiques et ne contiennent ni produits chimiques ni parfums.

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La géante, aka «quasi-couche», avec ma main pour vous donner une idée de l’échelle!

Leur plus grand attrait est selon moi la variété des modèles, de l’extrêmement petit pour la porteuse de thong à celle que j’ai surnommée la «quasi-couche», tellement elle est immense. Celle-ci convient tant pour la nuit que pour le post-partum (c’est la compagnie qui le dit; je n’ai moi-même jamais passé par là!). J’ai dormi avec elle et elle n’a pas bougé d’un poil. Elle est évidemment beaucoup plus épaisse que les autres, mais je me sentais vraiment blindée. C’est la seule serviette qui me convient pour la nuit, maintenant, car je bouge beaucoup et mes serviettes se déplaçaient toujours (même les serviettes jetables, à l’époque).

Un bonus aussi pour la pochette imperméable qui permet de traîner ses serviettes, propres ou sales, sans se casser la tête. Le seul désavantage: il faut assumer le fait que les belles serviettes ne resteront pas blanches (ou bien passer un temps fou à les nettoyer, ce que je ne suis pas prête à faire!).

Pour vous les procurer, visitez la boutique en ligne!

Foire aux questions et conseils d’entretien:

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Source: thinklotus.ca

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Test: tampon démaquillant en tissu

Léonie

Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’utilise 2-3 tampons démaquillants par jour. Si on calcule, à la fin de l’année ça fait plus de 1000 tampons.

Après plusieurs mois d’hésitation, j’ai finalement profité des rabais offerts à l’expo Manger Santé et Vivre Vert de mars dernier pour m’acheter des lingettes démaquillantes réutilisables. Il existe plusieurs marques sur le marché; personnellement, j’ai choisi Le petit mousse. Il est possible également d’en trouver à La Mistinguette et chez Öko Créations.

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Source: http://lepetitmousse.com

Fabriquées en molleton de viscose de bambou et coton biologique, les lingettes sont rondes, plus grandes que les tampons vendus en pharmacie et elles ont des contours de couleurs différentes afin qu’on puisse distinguer les lingettes utilisées des propres. La texture est très douce pour la peau et il y en a assez pour qu’on passe la semaine sans les laver. Par contre, je recommande de les passer à l’eau immédiatement après l’usage pour les détacher, surtout si vous portez du maquillage. Moi, j’ai taché les miennes la première semaine, car je ne l’avais pas fait.

Je dois avouer que j’ai eu besoin d’un temps d’adaptation de 2-3 semaines pour me convaincre de ne plus acheter de tampons jetables. Ce qui me dérangeait était que j’étais habituée aux tampons texturés, ce qui facilitait le démaquillage des yeux plein de mascara à la fin de la journée. Avec les lingettes réutilisables, j’ai besoin de mettre un peu plus de démaquillant et de frotter un peu plus pour tout enlever. Par contre, c’est le seul point négatif de mon côté. Pour le reste, je dois dire que je suis assez convaincue pour ne pas retourner aux tampons jetables.

Le point de vue d’Aimée: Je suis d’accord avec Léonie. Pour ma part, je me maquille rarement, alors j’utilisais surtout les lingettes pour étendre du tonique ou du nettoyant. Elles sont donc restées blanches assez longtemps. J’en ai «sacrifié» une pour enlever mon vernis à ongles; celle-là est tachée pour la vie, même si je la lave, mais, comme je reprends toujours la même, j’ai fait mon deuil! L’entretien des lingettes est facile, c’est lavable à la machine. Pour ma part je ne les mets pas dans la sécheuse, mais sur l’emballage on précise qu’il est possible de le faire. Il est certain qu’une fois qu’on les utilise pour le maquillage, elles perdent leur côté immaculé, un peu comme les serviettes réutilisables gardent des traces de sang même une fois lavées. Mais ça m’a justement fait penser cette semaine que notre obsession de la blancheur – qui n’est pas un signe absolu de propreté – est un réflexe de consommateurs habitués de jeter et de racheter du neuf. Il est très difficile de s’en défaire, mais nous n’avons pas le choix. C’est par de petites choses comme ça qu’il faut commencer! 🙂

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La ratine et le chanvre

Aimée

Je n’ai plus mes vieilles serviettes; elles étaient un peu différentes (la bourrure était plus épaisse), mais ça vous donne une idée du principe.

Je me suis acheté mes premières serviettes hygiéniques en tissu il y a au moins 10 ans, dans une défunte boutique d’artisans de la rue Bernard. Fabriquées aux États-Unis, elles étaient en ratine et avaient la forme de vrais protège-dessous, avec le petit rabat qui s’attache en dessous (avec un bouton-pression). Elles étaient de couleur foncée, noire ou rouge souvent, pour éviter les taches. À l’arrière, chacune avait une fente dans laquelle on pouvait glisser un autre morceau d’étoffe, une sorte de petite débarbouillette assez épaisse, pliée en trois, qui venait augmenter le niveau d’absorption.

Il s’agissait donc de serviettes très absorbantes, et ça me paraissait pratique de pouvoir enlever la «bourrure» et la déplier pour bien la laver. Or, celle-ci faisait une espèce de motton entre mes jambes et ce n’était vraiment pas très confortable. En plus, la ratine, ce n’est pas nécessairement ce qu’il y a de plus soyeux.

J’utilise une coupe menstruelle (Keeper d’abord, puis Diva Cup) depuis tout aussi longtemps, et il s’agit vraiment de mon «mode de protection» privilégié. La serviette demeure toutefois pratique à des occasions ponctuelles, par exemple si vous avez besoin d’un traitement vaginal, ou au début ou à la fin des règles, pour prévenir les dégâts. Voilà pourquoi, l’an dernier, j’ai été contente de me procurer de nouvelles serviettes hygiéniques écologiques chez La Mistinguette, à Verdun. De marque Öko Créations, ces serviettes s’attachent également avec un petit bouton-pression, mais elles sont plutôt en chanvre. Ainsi, elles sont très absorbantes sans nécessiter une bourrure centrale. On n’a que la serviette, et basta. À mon avis, elles sont donc vraiment plus confortables que mes premiers protège-dessous écologiques; je vous dirais qu’elles sont aussi confortables que des serviettes jetables (si on tient pour acquis que rien ne se compare au fait de ne pas en porter du tout!). Le chanvre est doux, et les modèles sont très coquets.

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Source: okocreations.ca

Seul bémol, qui n’est pas très important au bout du compte: la face absorbante de la serviette est blanche. Donc, même si vous portez un soin particulier à vos serviettes, elles resteront tachées (à moins que vous vous acharniez avec de l’eau de Javel, ce qui ne serait pas très écologique en retour!). Pour ma part, une fois que je me suis servie de la serviette, je la rince avant de la faire tremper dans de l’eau avec du vinaigre et quelques gouttes d’huile de melaleuca (tea tree) pour enlever le plus gros du sang. Ensuite, je la lave dans une brassée régulière. On peut laisser sécher les serviettes à l’air libre ou les mettre à la sécheuse (l’étiquette dit que la sécheuse les rendra plus douces, mais que bien sûr c’est moins bon pour l’environnement).

Je m’étais procuré un ensemble de trois serviettes de différentes grandeurs: large, standard, et protège-dessous. Il est cependant possible de n’acheter qu’une seule grandeur ou d’autres types d’assortiments. Je vous invite à consulter le site Internet d’Öko Créations pour vous renseigner sur les modèles offerts et les prix.

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À bas la vaginite

Aimée

Voici une recette à base d’huiles essentielles pour fabriquer de petits comprimés à «s’introduire» pour se débarrasser d’une vaginite. Elle m’a été fournie par mon amie Vanessa Charest, qui travaillait à l’époque dans un magasin d’aliments naturels, et je ne saurais dire où elle-même l’a prise; si jamais je trouve une source, je vous l’indiquerai!

Pour plus d’efficacité, je vous recommande de passer à l’action dès les premiers symptômes. Vous pouvez aussi utiliser cette recette en complément à un traitement que vous vous procurerez en pharmacie, afin d’éviter que votre pH ne se débalance trop (car souvent, dans le cas des médicaments, ce qui tue le méchant tue aussi le bon). Par contre, vaut mieux ne pas mélanger les traitements en les employant à la même heure de la journée…

Ces huiles ont des propriétés antiseptiques et favoriseront l’équilibre de votre flore vaginale. Voici la recette de base, que vous pouvez multiplier à votre guise en gardant les proportions.

  • Origanum compactum (origan) – 1 goutte
  • Melaleuca quinquenervia cineolifera (naouli) – 2 gouttes
  • Melaleuca alternifolia (tea tree) – 3 gouttes
  • Cymbopogon martinii (palmarosa) – 4 gouttes
  • Huile de base (coco, olive…) – 1 cuillerée à table
J'ai égalisé les quantités à l'aide d'une paille (sans en mettre dans ma bouche, hein!).
J’ai égalisé les quantités à l’aide d’une paille (sans en mettre dans ma bouche, hein!).

Je vous recommande fortement d’utiliser l’huile de noix de coco pour l’huile de base, car elle-même possède des propriétés antiseptiques et, de plus, elle est à l’état solide à la température de la pièce, ce qui aide les comprimés à se figer. Vous n’avez qu’à faire fondre l’huile de noix de coco (quelques secondes au micro-ondes) et à la mélanger aux autres huiles. Verser le tout dans un petit moule style suppositoire (vous pouvez prendre des moules à glace, mais n’en mettez qu’au fond, sinon vous vous retrouverez avec des comprimés géants!). Faire figer le tout au frigo une heure au moins avant usage, et conserver au frigo ou au congélateur dans un plat fermé ou recouvert d’une pellicule plastique. Une ou deux applications par jour, et continuez quelques jours après la disparition des symptômes, comme tout traitement contre la vaginite qui se respecte!

Les inconvénients: 1- Si vous n’avez pas déjà ces huiles en votre possession, ça risque de vous coûter une beurrée. MAIS : vous en aurez pour des tonnes et des tonnes de comprimés, et elles s’utilisent facilement dans plein d’autres situations (oil pulling, traitements contre la cellulite, les ulcères buccaux, le pied d’athlète, les boutons…). 2- C’est de l’huile: il ne faut pas oublier que, dès qu’elle sera en contact avec votre corps, elle va fondre. C’est pourquoi je vous conseille de ne pas faire de gros comprimés, pour ne pas vous noyer dedans. Je vous recommande aussi fortement de vous étendre avant l’application (au coucher, c’est l’idéal), et de porter une serviette hygiénique (pour ma part, j’utilise des serviettes lavables en chanvre dont je suis vraiment satisfaite et dont je vous reparlerai). Je ne saurais trop insister sur ce dernier point: ne vous dites pas «ah, ça va être correct», parce qu’une mare d’huile dans un lit, c’est vraiment dégueu (et tenace).

Sur Google, on trouve une infinité d’autres recettes que vous pouvez expérimenter aussi. Si vous avez d’autres trucs, n’hésitez pas à les partager ici! 🙂

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